Pour une Graziella, pour une Mélanie, pour une Johanna, pour une Fanny, pour une Marine, pour une Perle, pour une Maman, pour une Gladys, pour une Julie ...
Pour celles qui ont eu mal, qui ont mal, comme d'autres avant elles, comme tant d'autres. S'accrocher, s'apaiser, attendre, réapprendre à vire. Pleurer. Puis esquisser un sourire.
Depuis que le monde est monde, depuis que l'on a croqué la pomme, la terre semble tourner dans l'optique de nous faire payer. Car l'on a besoin de plus de temps, de plus de considération, besoin de réponses. Il y'a des chuttes par centaine je suppose, imaginons, un coeur en miettes chaque minutes, lourd prix à payer pour ce fichu fruit défendu.
Car l'on est peut être plus apte à se relever, dans les bonnes conditions, l'esprit clair le jour où l'on y arrive. Car quand on a appris, c'est ancré, pour toujours, l'experience est un lourd cadeau qui se mérite.
On m'a dit un jour :" Chaque fois que quelqu'un dans le monde dit " Je ne crois pas aux fées", quelque part dans le monde y'a une fée qui s'éteind." J'ai alors appris à répondre : " Chaque fois que quelqu'un dans le monde dit: " Je ne crois plus en l'amour" ,quelque part dans le monde c'est un coeur qui s'éteind.
C'est une longue marche que seules elles peuvent comprendre, loin de leur façon si différente qu'ils ont de continuer. Même si le monde semble se dérober sous nos pas, il ne faut jamais, Ô grand jamais, croire que l'on est seule, il y a surement près de soi, un coeur qui lui aussi, s'est retrouvé meutrit ...
Mais regarde de plus près, à présent, il sourit.
Just Jack - Heartburn